La pleine conscience de la mort – celle des événements mentaux qui
se poursuit de moment en moment, ou celle qui marque le fin du
processus vital du corps – a toujours été la partie centrale de
l’entraînement spirituel. A travers la contemplation de la
naissance et de la mort, nous nous rendons compte que rien ne peut
être retenu et, tout à coup, notre vie se libère. Il n’y avait
rien à gagner, rien à prouver, rien à rater…aucun échec. La vie ne
s’approprie pas. Par conséquent, c’est l’ultime présent, gratuit !
Ce qui ne veut pas dire que la vie soit dénuée de sens ou un jouet
sans valeur ; mais qu’elle est miraculeuse et comme telle, doit
être appréhendée avec clarté, avec soin.
Ceci est la base qui permet de se familiariser avec la naissance
et la mort en nous même ou à travers les autres.
L’amitié spirituelle nous aide à appréhender la naissance et la
mort comme un processus ininterrompu et résulte de cette démarche.
Cela nous procure une aide psychologique et émotionnelle pour
gérer et accepter le processus du « lâcher prise ».
Même si nous savons que le lâcher prise est essentiel, très peu de
gens peuvent le pratiquer et peuvent permettre à leur identité de
« changer de registre » sans une présence encourageante et
compassionnelle.
Ainsi, dans le même temps que l’entraînement à la pleine
conscience, la Tradition Bouddhiste considère la présence du
Maître spirituel comme un élément précieux – spécialement à la fin
de la vie corporelle.
Comme nous lâchons prise de nous-même, le résultat naturel est de
partager le miracle de la vie avec les autres. La seule façon
d’honorer et de vivre en harmonie avec le présent qu’est la vie
c’est de s’abandonner nous-même, instant après instant. C’est dans
cet abandon qu’est la source régénérante de l’amitié spirituelle
qui marche main dans la main avec la Libération.