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— Dans la forêt de sīsapas — [ sīsapa: simsapa, variété d'arbres | vana: forêt ] Le Bouddha nous donne une idée de l'immensité de ses connaissances et explique pourquoi il ne nous en révèle qu'une infime partie. On peut également y voir la raison pour laquelle il a toujours choisi la plus grande simplicité et s'est toujours abstenu de fabriquer des systèmes d'explications élaborés, et y remarquer qu'il s'intéresse essentiellement à révéler les étapes initiales de la vie brahmique, les aspects plus profonds de la pratique, qui deviennent naturellement clairs aux pratiquants sérieux, ne requérant que peu d'instructions. |
PāḷiEkaṃ samayaṃ bhagavā kosambiyaṃ viharati sīsapāvane. Atha kho bhagavā parittāni sīsapāpaṇṇāni pāṇinā gahetvā bhikkhū āmantesi: – Taṃ kiṃ maññatha, bhikkhave, katamaṃ nu kho bahutaraṃ: yāni vā mayā parittāni sīsapāpaṇṇāni pāṇinā gahitāni yadidaṃ upari sīsapāvane’’ti? |
FrançaisEn une occasion, le Bhagavā se trouvait à Kosambi, dans la forêt de sīsapas. Ramassant une poignée de feuilles de sīsapa, il demanda aux bhikkhus: – Qu'en pensez-vous, bhikkhus, quelles sont les plus nombreuses: les quelques feuilles que je tiens dans mes mains, ou toutes celles qui sont sur les arbres de la forêt? |
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Appamattakāni, bhante, bhagavatā parittāni sīsapāpaṇṇāni pāṇinā gahitāni; atha kho etāneva bahutarāni yadidaṃ upari sīsapāvane’’ti.
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Bhante, les feuilles qui sont dans la main du Bhagavā sont en petit nombre, et celles qui sont sur les arbres de la forêt sont plus nombreuses.
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Evameva kho, bhikkhave, etadeva bahutaraṃ yaṃ vo mayā abhiññāya anakkhātaṃ. Kasmā cetaṃ, bhikkhave, mayā anakkhātaṃ? Na hetaṃ, bhikkhave, atthasaṃhitaṃ nādibrahmacariyakaṃ na nibbidāya na virāgāya na nirodhāya na upasamāya na abhiññāya na sambodhāya na nibbānāya saṃvattati. Tasmā taṃ mayā anakkhātaṃ.
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De la même manière, bhikkhus, les choses que j’appréhende par une connaissance directe mais que je n'ai pas révélées sont bien plus nombreuses que celles que j’ai révélées. Et pourquoi ne les ai-je pas révélées? Parce qu’elles ne sont pas reliées à l'objectif, elles ne se rapportent pas aux fondements de la vie brahmique, elles ne mènent pas au désenchantement, à la dépassion, à la cessation, au calme, à la connaissance directe, à l'éveil complet, ni à Nibbāna. Voici pourquoi je ne les ai pas révélées.
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Kiñca, bhikkhave, mayā akkhātaṃ? ‘Idaṃ dukkha’nti, bhikkhave, mayā akkhātaṃ, ‘ayaṃ dukkhasamudayo’ti mayā akkhātaṃ, ‘ayaṃ dukkhanirodho’ti mayā akkhātaṃ, ‘ayaṃ dukkhanirodhagāminī paṭipadā’ti mayā akkhātaṃ. Kasmā cetaṃ, bhikkhave, mayā akkhātaṃ? Etañhi, bhikkhave, atthasaṃhitaṃ etaṃ ādibrahmacariyakaṃ etaṃ nibbidāya virāgāya nirodhāya upasamāya abhiññāya sambodhāya nibbānāya saṃvattati. Tasmā taṃ mayā akkhātaṃ.
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Et qu'est-ce, bhikkhus, que j'ai révélé? J'ai révélé: 'Voici la souffrance', j'ai révélé: 'Voici la cause de la souffrance', j'ai révélé: 'Voici la cessation de la souffrance', j'ai révélé: 'Voici la voie menant à la cessation de la souffrance'. Et pourquoi ai-je révélé ces choses? Parce qu’elles sont connectées au but, se rapportent aux éléments de la vie brahmique, et au désenchantement, à la dépassion, à la cessation, au calme, à la connaissance directe, à l'éveil complet, à Nibbāna. Voici pourquoi je les ai révélées.
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Tasmātiha, bhikkhave, ‘idaṃ dukkha’nti yogo karaṇīyo, ‘ayaṃ dukkhasamudayo’ti yogo karaṇīyo, ‘ayaṃ dukkhanirodho’ti yogo karaṇīyo, ‘ayaṃ dukkhanirodhagāminī paṭipadā’ti yogo karaṇīyo ti.
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C'est pourquoi, bhikkhus, il faut s'atteler à [percevoir]: 'Voici la souffrance', il faut s'atteler à [percevoir]: 'Voici la cause de la souffrance', il faut s'atteler à [percevoir]: 'Voici la cessation de la souffrance', il faut s'atteler à [percevoir]: 'Voici la voie menant à la cessation de la souffrance.
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d'après le travail effectué à partir du Pali par Thanissaro Bhikkhu et Connected Discourses of the Buddha de Bhikkhu Bodhi. ———oOo——— Publié comme un don du Dhamma, pour être distribué librement, à des fins non lucratives. Toute réutilisation de ce contenu doit citer ses sources originales. |
