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— Transpercé de cent lances — [ satti: lance | sata: cent ] La pénétration des quatre nobles vérités est si précieuse qu'elle vaudrait la peine de payer un prix très élevé. |
Pāḷi
Seyyathāpi, bhikkhave, puriso vassasatāyuko vassasatajīvī. Tamenaṃ evaṃ vadeyya: ‘ehambho purisa, pubbaṇhasamayaṃ taṃ sattisatena hanissanti, majjhanhikasamayaṃ sattisatena hanissanti, sāyanhasamayaṃ sattisatena hanissanti. So kho tvaṃ, ambho purisa, divase divase tīhi tīhi sattisatehi haññamāno vassasatāyuko vassasatajīvī vassasatassa accayena anabhisametāni cattāri ariyasaccāni abhisamessasī’ ti.
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Français
Bhikkhus, supposez qu'un homme ait une espérance de vie de cent ans, qu'il vive effectivement pendant cent ans, et qu'on lui dise: 'Venez, mon cher, on va vous transpercer de cent lances le matin, de cent lances à midi et de cent lances le soir. Cependant vous, mon cher, qui avez une espérance de vie de cent, qui vivrez effectivement pendant cent ans, en étant transpercé chaque jour par trois cent lances, parviendrez, à la fin de ces cent ans, à la pénétration des quatre nobles vérités, à laquelle vous n'êtes jamais parvenu auparavant.
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Atthavasikena, bhikkhave, kulaputtena alaṃ upagantuṃ. Taṃ kissa hetu? Anamataggoyaṃ, bhikkhave, saṃsāro; pubbā koṭi nappaññāyati sattippahārānaṃ asippahārānaṃ usuppahārānaṃ pharasuppahārānaṃ. Evañcetaṃ, bhikkhave, assa. Na kho panāhaṃ, bhikkhave, saha dukkhena, saha domanassena catunnaṃ ariyasaccānaṃ abhisamayaṃ vadāmi; api cāhaṃ, bhikkhave, sahāva sukhena, sahāva somanassena catunnaṃ ariyasaccānaṃ abhisamayaṃ vadāmi. Katamesaṃ catunnaṃ? Dukkhassa ariya-saccassa, dukkha-samudayassa ariya-saccassa, dukkha-nirodhassa ariya-saccassa, dukkha-nirodha-gāminiyā paṭipadāya ariya-saccassa.
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Il serait pertinent, bhikkhus, pour un homme de clan bien décidé [à obtenir] ce qui est bon, d'accepter cette offre. Quelle en est la raison? Parce que, bhikkhus, on ne peut découvrir de commencement à ce saṃsāra. On ne peut discerner point de départ à [la souffrance due aux] coups de lance, d'épée et de hache. Et bien qu'il aurait pu en être ainsi, je ne dis pas que la pénétration des quatre nobles vérités soit accompagnée par de souffrance et d'affliction. Au contraire, la pénétration des quatre nobles vérités est accompagnée de bien-être et de joie. Quelles sont ces quatre? La noble vérité de la souffrance, la noble vérité de la cause de la souffrance, la noble vérité de la cessation de la souffrance, la noble vérité de la voie menant à la cessation de la souffrance.
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Tasmātiha, bhikkhave, ‘idaṃ dukkha’nti yogo karaṇīyo, ‘ayaṃ dukkhasamudayo’ti yogo karaṇīyo, ‘ayaṃ dukkhanirodho’ti yogo karaṇīyo, ‘ayaṃ dukkhanirodhagāminī paṭipadā’ti yogo karaṇīyo ti.
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C'est pourquoi, bhikkhus, il faut s'atteler à [percevoir]: 'Voici la souffrance', il faut s'atteler à [percevoir]: 'Voici la cause de la souffrance', il faut s'atteler à [percevoir]: 'Voici la cessation de la souffrance', il faut s'atteler à [percevoir]: 'Voici la voie menant à la cessation de la souffrance.
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d'après le travail effectué à partir du Pali par John D. Ireland, publié par la BPS et Connected Discourses of the Buddha de Bhikkhu Bodhi. ———oOo——— Publié comme un don du Dhamma, pour être distribué librement, à des fins non lucratives. Toute réutilisation de ce contenu doit citer ses sources originales. |
