[ āditta: brûlant ]
Un discours du Bouddha qui a permis à 1000 bhikkhus, qui étaient auparavant des adorateurs du feu, de devenir tous arahants en une seule fois.
En une occasion, le Bhagavā séjournait près de Gaya, à la Tête de Gaya, avec mille bhikkhus. Là, il s'adressa aux bhikkhus:
Bhikkhus, le Tout brûle. Et qu'est-ce que ce Tout qui brûle? L'oeil brûle, les formes brûlent, la conscience oculaire brûle, le contact oculaire brûle. Et tout ce qui apparaît en conséquence du contact oculaire -que ce soit agréable, désagréable ou ni agréable ni désagréable- brûle également. Et de quoi brûlent-ils? Ils brûlent du feu de la passion, du feu de l'aversion, du feu de l'illusionnement. Ils brûlent de la naissance, du vieillissement et de la mort, du chagrin, des lamentations, des douleurs, de la détresse et du désespoir.
L'oreille brûle...
Le nez brûle...
La langue brûle...
Le corps brûle...
L'esprit brûle, les phénomènes mentaux brûlent, la conscience mentale brûle, le contact mental brûle. Et tout ce qui apparaît en conséquence du contact mental -que ce soit agréable, désagréable ou ni agréable ni désagréable- brûle également. Et de quoi brûlent-ils? Ils brûlent du feu de la passion, du feu de l'aversion, du feu de l'illusionnement. Ils brûlent de la naissance, du vieillissement et de la mort, du chagrin, des lamentations, des douleurs, de la détresse et du désespoir.
Voyant ainsi, le noble disciple instruit éprouve nibbidā vis à vis de l'oeil, des formes, de la conscience-oeil, du contact oculaire. Et vis-à-vis de tout ce qui apparaît en conséquence du contact oculaire -que ce soit agréable, désagréable ou ni agréable ni désagréable- il éprouve également nibbidā.
Il éprouve nibbidā vis-à-vis de l'oreille...
Il éprouve nibbidā vis-à-vis du nez...
Il éprouve nibbidā vis-à-vis de la langue...
Il éprouve nibbidā vis-à-vis du corps
Il éprouve nibbidā vis-à-vis de l'esprit, des phénomènes mentaux, de la conscience-esprit, du contact mental. Et vis-à-vis de tout ce qui apparaît en conséquence du contact mental -que ce soit agréable, désagréable ou ni agréable ni désagréable- il éprouve également nibbidā.
En éprouvant nibbidā, il devient dépassionné. Etant dépassionné, il est complètement délivré. Etant complètement délivré, il y a la connaissance: 'Complètement délivré'. Il comprend: 'C'en est fini de la naissance, la vie sainte a été vécue, ce qui devait être fait a été fait, il n'y a rien de plus pour moi dans le monde.'
Telle fut la parole du Bouddha. Satisfaits, les bhikkhus furent ravis par ces paroles. Et pendant que cette explication leur était donnée, l'esprit des mille bhikkhus, par non-attachement, fut complètement libéré des āsavas.
d'après le travail effectué à partir du Pali par Thanissaro Bhikkhu
et Connected Discourses of the Buddha de Bhikkhu Bodhi.
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