La bhikkhuni Khemā explique au roi Pasenadi du Kosala comment les spéculations sur le sort du Bouddha après la mort sont vaines.
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Maintenant, Madame, lorsqu'on vous demande: 'Est-ce que le Tathāgata existe après la mort?' ... 'Est-ce que le Tathāgata n'existe pas après la mort?' ... 'Est-ce que le Tathāgata à la fois existe et n'existe pas après la mort?' ... 'Est-ce que le Tathāgata ni existe ni n'existe pas après la mort?', vous répondez: 'Mahārāja, cela n'a pas été déclaré par le Bhagavā'. Quelle est donc la cause, quelle est la raison pour laquelle cela n'a pas été déclaré par le Bhagavā?
– Très bien, Mahārāja. Je vais te questionner à ce même sujet. Réponds comme cela te semble approprié. Qu'en penses-tu, Mahārāja? As-tu un comptable ou un calculateur, ou un mathématicien qui puisse compter les grains de sable du Gange de la manière suivante: 'Il y a tant de grains de sable', 'Il y a tant de centaines de grains de sable', 'Il y a tant de milliers de grains de sable', 'Il y a tant de centaines de milliers de grains de sable'?
– Non, Madame.
– Alors, Mahārāja, as-tu un comptable ou un calculateur, ou un mathématicien qui puisse compter la quantité d'eau contenue dans le grand océan de la manière suivante: 'Il y a tant de seaux d'eau', 'Il y a tant de centaines de seaux d'eau', 'Il y a tant de milliers de seaux d'eau', 'Il y a tant de centaines de milliers de seaux d'eau'?
– Non, Madame. Pourquoi cela? Parce que le grand océan est profond, incommensurable, difficile à sonder.
– De la même manière, Mahārāja, la forme physique par laquelle un individu décrivant le Bouddha pourrait [tenter de] le décrire a été abandonnée par le Tathāgata, sectionnée à la racine, rendue comme une souche de palmier, privée de ses conditions de développement, n'étant plus destinée à apparaître dans le futur. Délivré de la reconnaissance en termes de Forme (Rūpa), Mahārāja, le Tathāgata est profond, incommensurable, difficile à sonder, comme l'océan. 'Le Tathāgata existe après la mort' n'est pas correct. 'Le Tathāgata n'existe pas après la mort' n'est pas correct. 'Le Tathāgata à la fois existe et n'existe pas après la mort' n'est pas correct. 'Le Tathāgata ni existe ni n'existe pas après la mort' n'est pas correct.
La sensation...
La perception...
Les saṅkhāras...
La conscience par laquelle un individu décrivant le Bouddha pourrait [tenter de] le décrire a été abandonnée par le Tathāgata, sectionnée à la racine, rendue comme une souche de palmier, privée de ses conditions de développement, n'étant plus destinée à apparaître dans le futur. Délivré de la reconnaissance en termes de Conscience (Viññāṇa), Mahārāja, le Tathāgata est profond, incommensurable, difficile à sonder, comme l'océan. 'Le Tathāgata existe après la mort' n'est pas correct. 'Le Tathāgata n'existe pas après la mort' n'est pas correct. 'Le Tathāgata à la fois existe et n'existe pas après la mort' n'est pas correct. 'Le Tathāgata ni existe ni n'existe pas après la mort' n'est pas correct.
Alors le roi Pasenadi du Kosala, approuvant et se réjouissant des paroles de la bhikhuni Khemā, se leva de son siège, lui rendit hommage et, la maintenant de son côté droit, s'en alla.
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d'après le travail effectué à partir du Pali par Thanissaro Bhikkhu
et Connected Discourses of the Buddha de Bhikkhu Bodhi.
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